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Mon chien a-t-il une maladie ou un problème de comportement

  • 28 novembre 2017 |

Dès que l'on aborde le sujet des comportements, deux courants de pensées se présentent à nous, celui selon lequel le ou les comportements sont pathologqiues et donc où le chien est considéré comme porteur d'un trouble, voire d'une réelle maladie "psychique", ou celui, auquel le comportementaliste adhère, selon lequel le milieu dans lequel vit le chien, la relation, les interactions, la communication exercent une influence, une pression, souvent bien involontaire, sur l'animal qui manifeste alors des comportements indésirables ou inattendus.

Le comportementaliste est un médiateur de la relation homme/chien., un aide, un conseiller qui est d'abord à l'écoute des consultants.L' approche systémique de la relation, centrée sur les interactions sociales, l'amène à considérer les comportements gênants comme un symptôme plus qu'une pathologie. Une pathologie organique, une maladie, justement, et afin de fournir au lecteur une information large, peut bien entendu être à l'origine de comportements inattendus, c'est pourquoi le comportementaliste conseille systématiquement aux consultants de faire pratiquer un examen médical du chien chez un vétérinaire, qui pourra confirmer ou infirmer le lien entre le symptôme et une possible cause organique.
Une troisième approche, celle du dresseur (ou éducateur), se base, sans se soucier du contexte, ni des attentes individuelles, sur la relation d'autorité, sur les apprentissages et le conditionnment du chien. Trois approches différentes pour un même problème ne sont pas pour faciliter l'analyse. Et pourtant, si elles paraissent d'abord différentes, elles n'en sont manifestement pas moins complémentaires...
L'examen médical (seule personne habilitée : le vétérinaire) étant l'essentiel dans la recherche d'une pathologie organique susceptible d'influencer le comportement.

L'analyse des interactions sociales et l'approche systémique des relations (le spécialiste le mieux formé à cette approche est le comportementaliste) étant l'essentiel dans la compréhension des dysfonctionnements et le moteur de véritables changements.Le dressage (ou éducation) étant l'essentiel dans l'optique d'un contrôle minimum du chien , officiant ainsi comme guide pour le conditionnement, les apprentissages, ce que certains dresseurs (éducateurs) professionnels privilégiant les méthodes douces ou par le jeu font à merveille.

Ces notions semblent bien classifiées, étant présentées de cette manière, mais je souhaite induire chez le lecteur, dans la représentation qu'il s'en fait, toutes les nuances possibles. A l'évidence, ces éléments sont liés, et la prédominance de chacun sera fonction de la demande et du problème exposé. Parfois même, ces trois approches peuvent faire partie, ensemble, d'une thérapie comportementale. Pour le comportementaliste, les comportements dérangeants ou inquiétants ne peuvent être envisagés de façon isolée, et se réduire au chien seul. Nier l'environnement, les individus, leur histoire, et leurs relations c'est manquer l'essentiel. Le comportementaliste ne pratique donc pas d'examen médical, il ne soigne pas, il ne guérit pas, mais aide au rétablissement d'une relation harmonieuse entre la famille et le chien, c'est un conseiller qui par son expertise et sans prescription médicale aide l'homme et le chien dans leurs relations, pour une meilleure communication, pour une meilleure compréhension.

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